C’est fou comme le réseau se transforme dans une texture de TEDtalk et j’adore ça.
Alors j’ai envie de vous inviter à être plus actif sur ce réseau à partir de cet angle d’attaque.

Linkedin est avant tout un lieu de réseautage

Tout d’abord, avec LinkedIn, on réseaute plus que jamais.

On se connecte, on échange et on finit par un café virtuel. Je n’en ai jamais autant pris. Bientôt, je proposerai des tisanes virtuelles. [Testez le basilic sacré, les vertus sont super pour le système nerveux central et ça se marie à tout, fruits, autres thés et tisanes, aromates].

J’ai souvent comparé LinkedIn à un 5 à 7 à la Chambre de commerce. Si tu restes seule à côté du buffet, tu vas avoir été présent (comme juste mettre ton CV) et tu ne te feras pas remarquer. Alors, pendant une activité de réseautage ciblée, tu peux te joindre à deux, max trois groupes d’intérêts ciblés, t’écoutes [pour bien prendre le pouls] et tu commentes, partages, challenges. En fait, c’est comme commenter sur les publications des autres. Ensuite, tu partages tes contacts, les bonnes idées. C’est pareil, c’est le partage. Tu peux recommander et mettre en valeur. Enfin, quand tu es à l’aise dans le réseau, on te demande ton opinion, on t’invite à animer un panel ou une conférence. C’est pareil, sauf avec 1300 caractères. Ça, c’est quand tu publies.

Un TEDtalk en 1300 caractères.

C’est là où j’ai découvert la métaphore avec les TEDtalk. Le concept des TEDtalk est simple, des conférences organisées un peu partout dans le monde pour découvrir, apprendre et partager. C’est diversifié et toujours intéressant. Intiniatlement, l’approche était de partager sous les thèmes de la Technologie, du Divertissement (Entertainment) et du Design, de là TED. Ça a commencé en 1984, en Californie, comme un tas de concepts émergents sous les mêmes disciples, à cette époque.

Dans mon cas, mon fil d’actualité est TED. Si j’avais choisi les significations des lettres moi-même, ça aurait été Technologies, Entrepreneuriat et Design. Choisissez-vous de grands dossiers, vos sujets, vos angles, vos prémisses. Ça ne sera que plus profitable pour vos affaires, de toute façon.

Enfin et parce que LinkedIn nous permet aussi de diffuser des idées qui en valent la peine (la signature des TEDtalk est  : « ideas worth spreading »), je pense que nous sommes maintenant à l’ère de LINKEDtalk. Cela dit, avec une touche plus agile.

  • Plutôt que de s’exprimer en 20 minutes, c’est 1300 caractères que nous devons être éloquents.
  • Comme dans la création d’un TEDtalk, il suffit de rédiger son histoire.
  • Il y a de la place pour de l’interactivité avec le public et pour engager sa communauté en faisant émerger une problématique à laquelle elle serait susceptible d’être sensible.
  • Enfin, on finit par développer et définir son raisonnement avec simplicité et profondeur.
  • Puis, ça devient très complexe: il faut réduire le nombre de mots à 1300 caractères, cela devient la plus grande prestation de jonglerie du Cirque du Soleil. On divise en deux textes, on court, on reformule, on recommence… pour être court et précis: concis.
  • Raffiner son discours, répéter un message, rajuster, renouveler son idée…

Ce qui aura pris trois ou vingt-quatre publications, aura fait progresser votre pensée, organiser vos idées pour écrire un billet de blogue ou construire votre prochaine conférence. Y aviez-vous pensé?

Six TEDtalk de 1300 caractères pour un billet de blogue

Récemment, j’ai voulu sortir de ma zone de confort, j’ai proposé à un organisme trois conférences [pas montées, juste réfléchies]. Faut savoir que je n’aime pas m’exprimer en public [j’ai une complexité à me satisfaire avec le volet Performer]. Je ne sais pas si je les ferai un jour, mais ce n’est pas grave. Elles sont toutes les trois alignées avec mon offre de services et ma proposition de valeurs.

J’ai fait un plan de ce que ça pouvait avoir l’air, ça a donné environ 36 prémisses de matériel à partager. Pour les développer, avoir des punchlines des métaphores, des études de cas, je pourrais plancher de manière traditionnelle et mettre un paquet d’heures sur quelque chose qui me mènera je ne sais pas où. J’aime tergiverser, mais pas perdre mon temps.

C’est pourquoi j’écris plus sur LinkedIn, en ce moment. J’expérimente mes diapositives, j’exprime des questionnements sur un mandat, j’intègre des lectures. Tranquillement, mes idées s’articulent et ma ligne de pensée se définit. Je me trompe souvent, c’est parfait. Une publication sur LinkedIn est éphémère, je ne signe donc pas mon propos avec mon sang. C’est peut-être intense comme comparaison, cela dit, ça réduit les biais de peur totalement non fondée.

J’ai écrit ce texte à la suite de trois publications faite sur le réseau (5, 13 et 25 août 2020), tout ça parce qu’un matin, mon esprit m’a offert l’analogie du TEDtalk. Effectivement, LinkedIn et les réseaux sociaux ne font pas partie de mes grands dossiers, quoique majeur dans les disciplines de Technologies et Entrepreneuriat. Sans déroger de mon axe, cela donne de la diversité et de la texture à mon discours LinkedIn. Puis arrive ce texte qui nourrit mon blogue et celui de Buziness.ca. Et qui sait, un jour, je discourrai peut-être à la manière d’un TEDtalk sur le sujet.

Les bonnes pratiques LinkedIn

Les pratiques LinkedIn, il me semble que tout le monde a sa recette: algorithme, rédaction persuasive, sujet, ton… Et ils ont raison. Je m’y mets aussi avec ma version des anti-trucs…

Je suis en détachement de l’algorithme, en ce moment. J’essaie de ne plus attendre le «fix de sérotonine» (j’espère avoir la bonne hormone, lire Simon Sinek à ce sujet) pour un like ou un commentaire. Je vais lire ce qui n’est pas dans mon habitude pour bouleverser le schéma attendu du réseau et ouvrir mon esprit.

Rappelle-toi, LinkedIn est un 5 à 7 de réseautage:

  • Si tu n’y es pas, tu ne rencontreras pas.
  • Si tu restes caché au buffet, tu ne te démarqueras pas.
  • Si tu n’échanges pas, tu ne susciteras pas l’intérêt.
  • Si tu ne présentes pas tes idées, tu n’évangéliseras pas.
  • Si tu ne le fais pas, on s’en fiche. C’est un CHOIX.

Si à partir de là, ça commence à faire une résonance pour toi, colle-toi à ce que tu aimes. Tu vas émettre une vibration et on va finir par se coller à cette fréquence. Tu n’aimes pas ce qui se passe, restes immobile, sois patient ou changes de fréquence. Sois en mouvement, rien de s’active dans l’immobilité.

Ensuite, je te partage ce que MOI j’aime du réseau. Ce n’est pas stratégique ni algorithmique, c’est juste sympathique. Alors, j’aime:

  • quand tu me manifestes que t’es à l’écoute.
  • quand tu me dis ce qui t’allumes et pas ce que tu n’aimes pas. J’apprends à mieux te connaître.
  • quand tu me donnes ton opinion avec humilité. Ça m’aide à être curieuse et peut-être changée d’idée.
  • quand tu m’apprends des choses, brèves et simplement. Après, j’ai juste envie de faire des recherches.
  • quand tu me fais découvrir des gens, des endroits, des découvertes (et pas juste les tiennes).
  • quand tu ne te prends pas trop au sérieux et que tu gardes quand même un p’tit décorum (le tien, pas celui des autres).
  • quand tu me surprends (ça, j’aime beaucoup).
  • quand tu viens échanger avec moi. Le temps d’une publication, un commentaire, une question, tu me fais progresser, me challenges, me coaches parfois, m’aides à créer.
  • quand t’es optimiste (pas faussement positif, optimiste).

Tu te demandes quelle posture avoir sur LinkedIn. La tienne! C’est tout. Fais juste te lancer, en étant ouvert et bienveillant.
Casse le moule de rédaction LinkedIn, parce qu’au final, ce qui m’allume et pique ma curiosité, c’est ce qui est exploratoire et l’émerveillement. J’adore quand les gens se déposent sur le média. J’ai vite réalisé que ma posture sur le réseau social me permettait de réfléchir tout haut et de définir ma pensée.

J’adore cette analogie du réseau social. T’en penses quoi? Tu as une conférence, une offre de service, du matériel professionnel. Mets-le en contexte, raconte-moi tes histoires. Fais émerger une problématique en me disant comment tu t’en sors ou demande-moi un coup de pouce.

LinkedIn, c’est une belle agora pour apprendre, se forger un raisonnement, partager ses valeurs.

Let’s talk! LINKEDtalk.