C’est peut-être le temps de revoir votre plan d’affaires !?

Le monde des affaires est en constante évolution. Tout change rapidement et les façons de faire traditionnelles doivent s’adapter aux nouvelles réalités, comme dans le cas du plan d’affaires traditionnel.

Dans un plan d’affaires traditionnel, on doit pouvoir prévoir les ventes à venir pour les cinq prochaines années.
Tout change si rapidement depuis un an qu’on a de la difficulté à prévoir pour la prochaine année, les prochains mois même.

On doit faire des prévisions à plus court terme et prévoir un plan d’affaires plus concis qui ne demande pas un an à produire… parce qu’il sera déjà désuet lorsqu’il sera terminé!

De plus, comment prévoir ce que deviendra l’entreprise dans cinq ans sans même savoir si elle sera capable de passer le cap des premiers mois suivant son démarrage?

La vision à long terme peut toutefois s’appliquer plus facilement aux grandes entreprises qui connaissent très bien leur secteur. Mais elle ne peut s’appliquer à la majorité des nouvelles entreprises qui sont lancées dans des marchés très changeants.

Encore plus pour les nouveaux entrepreneurs de la génération Y qui vivent dans le présent, où l’information entre à plein volume, pour qui tout est rapide et qui privilégient la qualité de vie et l’équilibre travail/famille plutôt que le travail acharné.

Le plan d’affaires devrait contenir au minimum: identification du projet, clientèle-cible, concurrence, fournisseurs, analyse de marché, stratégies marketing, budget, immobilisations.

Cette chronique aborde plus spécifiquement l’identification du projet, ce qui signifie définir la mission, la vision et les valeurs de l’entreprise, le choix du nom et du domaine (adresse Internet).

La mission est la base d’une entreprise, c’est sa raison d’être, et elle façonne toutes les décisions prises. Comme le dit Peter Drucker, théoricien américain du management: «la plus importante raison de frustration et d’échecs dans les entreprises provient d’une réflexion insuffisante de la raison d’être de l’entreprise, de sa mission».

Concrètement, une mission doit comporter :

  • Quoi et pourquoi ?
    (raison d’être, ce que fait
    l’entreprise)
  • Pour qui?
  • Comment?
  • Sur quel territoire?

 

Mission:

La mission comporte deux ou trois phrases. On doit éviter d’utiliser des mots imagés ou à double sens, mais plutôt utiliser un vocabulaire clair et simple. Même si la mission est différente de la vision, la vision étant une projection future convoitée de son entreprise; il est commun de voir la mission et la vision regroupées ensemble.

La mission et la vision de TransForce illustrent bien mes propos:

Devenir un chef de file du secteur nord-américain du transport et de la logistique par des acquisitions et des partenariats stratégiques et rentables. TransForce créera de la valeur pour les actionnaires en maintenant un milieu de travail positif qui permet de tirer parti des compétences de son équipe de professionnels dévoués et de procurer des solutions ingénieuses adaptées aux besoins particuliers des clients.

 

Vision:

Parcourir la distance pour obtenir des résultats. Les employés de TransForce en font toujours un peu plus pour simplifier le processus décisionnel des clients. Bâtir des relations à long terme avec les clients afin d’optimiser leurs activités et de créer de la valeur pour les actionnaires.

 

Valeurs:

Les valeurs sont les principes fondamentaux qui guident la vie de l’entreprise et les comportements des personnes qui la composent. Il est important de définir les valeurs de l’entreprise avec les employés pour qu’ils puissent y adhérer.

Voici les valeurs d’entreprise de Pneus Ratté:

Respect, confiance, communication, reconnaissance et satisfaction du client.

 

Nom et domaine d’entreprise:

Trop souvent, dans l’identification du projet, les entrepreneurs ne font pas de recherches approfondies et se retrouvent plus tard avec une poursuite parce qu’ils ont choisi un nom qui avait déjà été enregistré. Ils devront alors abandonner leur marque de commerce et probablement dédommager l’entreprise qui avait enregistré le même nom. Une recherche approfondie en propriété
intellectuelle aurait pu éviter bien des problèmes. Même chose pour le nom de domaine; trop souvent on n’a pas enregistré plusieurs dénominateurs (.com,.ca, etc.) et on se retrouve avec une autre entreprise qui a enregistré le .ca ou le .net, par exemple. Il est primordial d’acheter non seulement le domaine qu’on veut, par exemple le .com, mais aussi probablement le .ca parce
qu’on est au Canada. Le .com est un must: il est connu de tous, il est mondial et en plus, les gens font presque toujours leurs recherches avec le .com. Si vous voulez faire des affaires dans un pays en particulier, c’est aussi important d’enregistrer le domaine avec le dénominateur du pays: .mx ou .us si vous faites des affaires au Mexique ou aux États-Unis, et évidemment le
.ca pour le Canada.

Alors voilà, vous êtes maintenant prêt à passer à une autre étape.

 

Céline Pilote, Accompagnatrice/coach pour entrepreneurs